dimanche 16 décembre 2007

Le droit à la fibre optique pour tous enfin reconnu

Alors que la grande majorité des internautes n'éprouve pas encore le besoin de disposer d'un accès Internet à 100 Mbit/s, les autorités publiques avancent au pas de course pour réglementer le déploiement de la fibre optique en France, afin d'en assurer l'essor.

Deux semaines après la remise des préconisations du régulateur des télécoms (Arcep) sur le sujet, le ministère de l'Economie et des Finances a présenté ce jeudi 13 décembre son programme « très haut-débit ». Comme souhaité par l'Arcep, celui-ci implique des adaptations de la loi actuelle, trop restrictive, pour accélérer l'installation de la fibre dans les immeubles. Et une fois n'est pas coutume, l'arbitrage de Bercy semble a priori aussi favorable aux fournisseurs d'accès à Internet (FAI) qu'aux consommateurs.

Les mesures prévues par le gouvernement ont été présentées par Hervé Novelli, le secrétaire d'Etat chargé des Entreprises et du Commerce. Bercy considère en effet le déploiement de la fibre comme « un accélérateur de croissance économique » . Ce qui explique en partie son empressement à éliminer les points « bloquants », à commencer par les syndics et les copropriétaires.

Un quasi « droit à la fibre »

Pour les inciter à accepter l'implantation des opérateurs dans les immeubles, le gouvernement souhaite que toute proposition d'un FAI puisse être examinée pendant les assemblées générales de copropriété.

De plus, il compte s'inspirer du « droit à l'antenne » (établi pour la télévision dans les années 60) pour qu'un propriétaire ne puisse plus s'opposer à l'installation de la fibre dans son immeuble si un autre propriétaire en a émis le souhait. A moins que ce ne soit pour une raison « sérieuse et légitime » . « Ce n'est pas un droit à la fibre, mais une faculté d'accès à la fibre » , a précisé Hervé Novelli dans son allocution.

Mais en contrepartie de cette porte ouverte aux opérateurs, Bercy compte inscrire dans la loi la création d'une convention type, pour encadrer les relations entre FAI et propriétaires. Elle précisera au moins les conditions dans lesquelles l'opérateur peut accéder à la propriété, l'indemnisation en cas de dégâts, l'utilisation des installations par des tiers ou encore le fait qu'un opérateur n'aura pas le droit de proposer une contrepartie financière pour installer sa fibre chez un propriétaire...

Préfibrer les logements neufs

Toutes ces mesures nécessitent des modifications législatives, qui pourraient intervenir au printemps 2008, en même temps que le projet de loi sur la modernisation de l'économie. Bercy veut aussi légiférer pour obliger les opérateurs à mutualiser leurs installations dans les immeubles et donner à l'Arcep le pouvoir nécessaire pour orchestrer cette future foire d'empoigne.

Enfin, le gouvernement proposera que tous les immeubles neufs soient précâblés dès leur construction, « ce qui entraînera un surcoût de seulement quelques centaines d'euros » , a précisé le secrétaire d'Etat. Un surcoût qui sera bien sûr à la charge du consommateur.

Mais même l'UFC-Que Choisir, qui participe au « Comité de pilotage du très haut-débit » réuni par le ministère, se déclare favorable aux mesures avancées : « Ce sont des propositions intéressantes » , estime Edouard Barreiro, chargé de mission à l'association de consommateurs. « Il faudra tout de même soulever un jour la question de la technologie de la fibre employée : GPON [une fibre pour plusieurs abonnés, NDLR] ou point à point, qui n'ont pas les mêmes répercussions ».

Quoi qu'il en soit, l'association conseille aux bailleurs et AUX syndics d'attendre la modification effective de la loi par le Parlement, avant d'ouvrir grand leurs portes aux opérateurs. Par ailleurs, rien n'indique que les mesures votées seront rétroactives, c'est-à-dire applicables aux fibres installées actuellement par les opérateurs.

Les mesures législatives prévues par le gouvernement

- Imposer aux opérateurs de mutualiser leur câblage à l'intérieur des immeubles,

- obliger les copropriétés à inscrire à l'ordre du jour des assemblées générales l'examen des propositions faites par des opérateurs, pour installer de la fibre dans l'immeuble à leurs frais,

- élargir le « droit à l'antenne » au très haut-débit, pour qu'un propriétaire puisse se faire installer de la fibre optique sans qu'un autre ne puisse s'y opposer (sans motif sérieux et légitime),

- instaurer une convention type entre copropriétés et opérateurs, qui précisera les conditions d'installation, de gestion et d'entretien des lignes,

- imposer le précâblage des immeubles neufs et finaliser le label « Logements multimédias ».

jeudi 13 décembre 2007

Chat a marché pour Collomb

C'était le must have de ces 2 derniers jours: Faire un chat avec les citoyens pour lancer sa campagne.
Si Perben a dégainé le premier (un peu dans la confusion faut-il le reconnaître) avec un chat sur Metrolyon rondement mené, Collomb a bien orchestré son lancement de campagne via un vidéo chat assez osé.
Pendant 30 minutes , et sans gros souci de connexion, il a répondu à un flot de questions sur différents thèmes; Certes il avait l'air bien préparé et assez peu spontanné mais le résultat est concluant.
En plus de ça il a annoncé quelques mesures intéressantes et notamment une sur le numérique qui ne m'a pas échappée: la création d'un conseil municipal virtuel en ligne pour que les citoyens échangent régulièrement avec lui durant le prochain mandat s'il est réélu. Voilà une initiative intéressante, qui sans être révolutionnaire a le mérite d'être moderne et d'aller dans le sens de l'hisitoire...
Le numérique est-il officiellement entré dans la campagne des municipales ?
Alors Perben, quand est-ce qu'il annonce un petit quelque chose sur le numérique pour Lyon ?

mercredi 12 décembre 2007

J'ai posé une question à Gérard Collomb sur le numérique et sa réponse est...

J'attend demain soir pour le savoir, si ma question est traitée, ce que j'espère ;-)

Si vous aussi vous souhaitez lui poser une question: http://www.aimerlyon.com/question.php5#

lundi 10 décembre 2007

Un ministre des NTIC dans le gouvernement Fillon 3 ?

Alors que les rumeurs d'un prochain remaniement ministériel bruissent de toute part, les blogs et forums commencent à donner l'info selon laquelle Sarkozy serait prêt à créer un ministre des NTIC (au fait on ne dit plus Ntic mais TIC...) et les noms des candidats commençent à sortir: Santini, Solère, etc...
En tous cas si l'info était confirmée ce serait vraiment une excellente nouvelle pour les entreprises des Tic et pour les citoyens. Encore un bon coup de Sarko ???
Il reprendrait en cela les recommandations du syntec informatique qui proposait depuis 2006 la création d'un tel interlocuteur au niveau gouvernemental.

Restera ensuite à décliner cette excellente inititive au niveau local, par exemple à Lyon, en nommant un vice président ou adjoint aux technologies de l'information...

Gérard Collomb, candidat (inter) actif !

Enfin un politique qui a le courage de s'exposer et de s'exprimer dans un environnement qu'il ne maîtrise pas et devant un auditoire qu'il ne verra pas.
Gérard Collomb a en effet choisi de donner le coup d'envoi de sa campagne pour les municipales et d'inaugurer son local de campagne via Internet et un dispositif de chat à grande échelle. Je ne peux que me réjouir de cette belle initiative qui démontre que les hommes politiques peuvent parfois sortir de leur cadre habituel et proposer une autre façon de faire de la politique.

Il s'est prêté régulièrement à ce type d'exercice ces derniers temps et cela lui réussit bien apparamment vu le nombre de questions qui lui sont posées à chaque fois.

Voir ici le chat du nouvel obs:http://tempsreel.nouvelobs.com//

Voir ici la page qui invite les internautes à se connecter au chat jeudi prochain: http://www.aimerlyon.com

Pendant ce temps en face c'est le calme plat question nouvelles technologies...

mercredi 5 décembre 2007

Lyon est bel et bien une ville numérique cette semaine

Pour ceux qui l'ignoreraient encore, Lyon organise depuis de nombreuses années des événements d'ampleur internationale sur le numérique. Et ces événements qui rassemblent un public averti de professionnels ont lieu en ce moment à la cité des congrès.

Le serious games sessions d'abord qui réunit les professionnels du jeu vidéo qui développent et proposent aux entreprises et collectivités locales des applications ludiques dans les domaines de la simulation, l'apprentissage et la formation. Un événement extrêmement original je trouve et qui permet de faire la lumière sur ce que Lyon regorge de compétences pointues en la matière.

Les Interconnectés ensuite, qui réunit collectivités locales et entreprises du numérique autour de projets innovants qui démontrent le potentiel et surtout ce dont son capables les acteurs publics lorsqu'ils mettent de la bonne volonté et qu'ils ont compris les enjeux du numérique à l'échelle d'un territoire...

Et puis l'incontournable Game connection, la convention d'affaire internationale du jeu vidéo, sorte de festibal de cannes des producteurs et développeurs de contenus pour consoles et ordinateurs.

Bref de quoi se prouver qu'en matière d'événementiel numérique Lyon est capable de beaucoup. Enfin, je dis Lyon mais c'est surtout la fameuse association Lyon Infocité - Lyon Game qui génère tout ce buzz.

voir ici quelques exemples de serious games présentés lors des rencontres

mardi 4 décembre 2007

Wifi public gratuit ou payant ?

Un débat intéressant que nous pourrions aussi tenir au niveau de notre ville. Ce débat est ouvert aujourd'hui entre la ville de Paris qui a décidé de mettre en place un wifi urbain gratuit et la ville d'Issy les Moulineaux qui préfère quant à elle proposer une solution payante à ses adminsitrés en laissant le soin aux opérateurs classiques de proposer leurs forfaits de connexion. A priori le coût de la connexion devrait tout de même être sponsorisé par la collectivité et coûter aux alentours de 1,5€ l'heure de connexion.

Voilà peut-être déjà une différence nette dans l'approche d'une politique publique numérique de gauche qui considère le wifi comme un service public de base et une politique numérique de droite qui considère que le jeu de la concurrence doit exister y compris au niveau de ce type de services.